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Vivre le marathon de Paris avec Patrick

Patrick Leparoux était présent au marathon de Paris (2014), il partage avec nous son expérience :

 "6h00 du mat’, Paris s’éveille sous mes yeux. De la fenêtre de ma chambre d’Hôtel au 29e étage, j’aperçois les derniers fêtards qui tentent de rentrer se coucher. 

 Pour mon 6ème marathon de Paris, le petit rituel de la préparation se met en route : pansements de protection des zones sensibles, crème NOK, grignotage du GATOSPORT, gels SQUEZZY. Mon sac est prêt pour m’accompagner vers la consigne.La température est douce. Contrairement aux dernières prévisions météo, la pluie n’est pas au rdv, il y a juste quelques nuages haut dans le ciel. A 7h00, je suis dans la rue. C'est un moment de quiétude où le village s’organise pour accueillir la meute des 40000 marathoniens. Je rentre dans le sas des 3h15 très tôt. J’en profite pour trottiner en rond et continuer à faire des mouvements d’échauffement. Certains se glissent discrètement vers le sas 3h00…L’ambiance musicale monte avec la sono. Le speaker officiel interview Bekele, puis le nouveau maire de Paris. Les superlatifs sont lâchés : « Paris la plus belle ville du monde » Le départ des élites est donné, puis les vagues successives droite et gauche de chaque sas.C’est enfin le moment attendu pour nous élancer sur plus de 1000 m de descente en ligne droite. Vite, il faut trouver son rythme et ne pas s’occuper des autres.La foule est là, l’ambiance est vraiment sympa, les premiers rayons de soleil nous réchauffent.Je prends un départ sur un rythme ambitieux et reste régulier jusqu’au 30ème Km. C’est la partie la plus sympa du parcours. Paris nous offre ses plus beau paysages et sans les voitures.Agnès court de station de métro en station et s’époumone à différents endroits du parcours pour encourager son petit mari. Puis, vient la montée vers le bois de Boulogne et l’absence progressive de spectateurs. Quelques coureurs du Dimanche se joignent à nous pour nous encourager et haranguer les rares supporters.La chaleur devient de plus en plus soutenue. Le soleil, généreux, me pousse à chercher les zones d’ombres. Les ravitaillements sont vraiment marqués contrairement au début où je les prenais à la volée.Mon régime moteur diminue, mais contrairement au 1er semi, je gagne des places. Allez comprendre !Je souffre, les lignes droites sont interminables, il faut tenir, maintenir un nouveau rythme, penser positif. C’est tellement facile à dire ! Je pense à mon ami Fred qui devait être là aujourd’hui et qui affronte la fin d’une autre épreuve avec sa dernière chimiothérapie…J'ai tellement soif, que le verre de cidre proposé par le stand Marathon de Vannes est le bienvenu.Plus que quelques kilomètres, mais que c’est long, un dernier virage avant d’engager l’avenue FOCH, une dernière accélération pour gratter quelques places comme à la fin d’un cross… de 42,195 Km. Ca y est, la ligne est franchie, il y a de l’espace, nous sommes encore peu nombreux. Je marche sans courbatures marquées, mais je zigzague…Les ravitaillements sont généreux, je prends mon temps, j’ai arrêté mon chrono sans y jeter un œil de peur d’être déçu de ma fin de course. Finalement : 3h22’51’’, le passage sous les 3h20 sera pour une prochaine fois ! Je profite du stand partenaire pour passer dans les mains d’un ostéo et relâcher les tensions notamment au niveau du psoas. L’appétit est là.Agnès est fatiguée. Je prends une bonne douche et c'est le retour en TGV dans la foulée comme pour de nombreux athlètes Nantais dont un qui venait de faire Rome il y a 15 jours, Paris aujourd’hui, puis Nantes prochainement, tout ça sous des chronos inférieurs à 3h00….!!!"  Patrick

 
Mis à jour ( Vendredi, 17 Octobre 2014 07:09 )